dimanche 20 mai 2018

À lire - Mangas: Undercurrent, Une vie dans les marges, Coffee Time

Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien, on se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle vidéo ! Hum... pour un nouvel article mangas !
Je vais vous mettre dans la confidence: j'ai beaucoup attendu avant de vous écrire cet article. Du coup... je ne me souviens pas de tout ce que j'aurais pu dire sur eux. Mais, comme d'habitude, je vais essayer de faire de mon mieux ^^



Le premier que j'ai lu, Une Vie dans les Marges tome 1, raconte l'histoire du mangaka débutant, Yoshihiro Tatsumi. Vous aurez remarqué que le nom est le même que celui de l'auteur de ce manga grand format. En effet, c'est un récit autobiographique que nous livre là Yoshihiro Tatsumi, nous permettant de découvrir ses débuts (pour les fans, je pense que ça peut être vraiment chouette) dans le milieu de l'édition, ses péripéties auprès des différents éditeurs, l’essor naissant du manga au pays du soleil levant dans les années 1950... et il ne s'arrête pas là puisqu'il nous livre aussi sa vie d'homme "lambda", fan avant tout, dessinateur surtout mais adolescent toujours. Il devra ainsi surmonter la jalousie de son frère malade et les difficultés financières de son père tout en trouvant sa place parmi les plus grands qui l'ont inspiré alors.
Dans ce manga, ce n'est donc pas que l'histoire du mangaka qui est racontée, mais aussi celle du manga dans sa globalité et du Japon en général.
En bref, c'est très intéressant... sur le fond. Car, je ne sais trop pourquoi, j'ai fini par m'ennuyer lors de cette lecture. Peut-être ne l'ai-je pas lu au bon moment ? C'est fort possible. Les dessins ont cet aspect relativement simple et vieux des premiers mangas et la narration est très longue puisqu'au rythme de la vie du narrateur. Je crois que c'est un mélange de ces deux facteurs qui m'a désintéressée. Peut-être aussi le fait que je ne connaissais pas le mangaka et que je me perdais dans les noms des personnages.
Avec le recul (je l'ai lu il y a plusieurs mois déjà), je me rends compte de tous les aspects positifs que j'aurais pu noter lors de cette lecture, ne serait-ce que son aspect instructif. Car j'en suis persuadée: un autre lecteur y trouvera largement son compte.
Ça n'a juste pas fonctionné avec moi, encore moins à ce moment-là.
---------------------------------------------
Une vie dans les marges, tome 1, de Yoshihiro Tatsumi
Éditions Cornélius, 452 pages

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les deux suivant ont été écrits/dessinés par le même mangaka: Tetsuya Toyoda. Pourtant, ils sont singulièrement différents l'un de l'autre.

Ne serait-ce que parce-que le premier, Coffee Time, ne comporte pas une histoire entière mais est constitué d'un ensemble de nouvelles autours du thème... du café, et oui, d'où le titre du manga ! Le lien est plus ou moins présent selon les histoires, mais qu'importe: le principal, ce sont ces tranches de vie, ces petites anecdotes toutes plus absurdes les unes que les autres livrées avec un style tout simplement splendide. Il m'a été difficile de ne pas me perdre à chaque planche dans les détails des décors et les expressions des personnages. D'ailleurs, pourquoi s'empêcher d'admirer les cases comme il se doit ? Car il faut savoir souligner les travaux de qualité, je le dis l'écrit haut et fort: j'adore le style de Tetsuya Toyoda. Bon, maintenant que c'est fait, passons à la suite: le fond.
Et bien... je suis assez mitigée. Certaines histoires sont vraiment vivantes et remplies d'émotions, qu'elles soient positives ou négatives, que l'ambiance soit calme ou à la fête, et l'on ne s'ennuie pas une seconde. Ce sont souvent celles-là qui abritent les personnages les plus extravagants que l'on retrouve parfois d'une nouvelle sur l'autre. Pour d'autres, on contraire, j'ai eu l'impression qu'il manquait ce petit je-ne-sais-quoi pour pouvoir arriver à la fin de la dernière planche en me disant un simple: c'était chouette. Soit la nouvelle ne m'intéressait pas plus que cela, soit le nombre de pages était trop restreints pour que l'histoire soit assez développée. C'est vraiment dommage avec une inventivité et un humour pareil.
Du coup, je recommande ou pas ? Et bien oui, quand même. Parce-que même si je n'ai pas toujours été très enthousiaste, j'ai passé suffisamment de bons moments pour ne pas avoir un mauvais souvenir de Coffee Time. En espérant que ce soit aussi votre cas, donc.
------------------------------------------
Coffee Time, de Tetsuya Toyoda
Collection Latitudes des Éditions Ki-Hoon, 206 pages 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le dernier, Undercurrent, est... complètement différent. Ce ne sont pas des histoires marrantes qui sont nées sous le coup de crayon de Tetsuya Toyoda cette fois-ci mais celle, bien plus mélancolique, de Kanae, gérante d'un établissement de bains publics dont le mari a disparu soudainement.
Un peu poussée par une amie, elle va demander l'aide d'un détective, M. Yamazaki, pour retrouver la trace de celui-ci tandis que s'installe dans sa vie M. Hori, embauché pour l'aider dans le lot trop important de tâches qui constituent sa journée.
Le quotidien de cette femme que tout le monde croit forte et autoritaire finit par dévoiler une dame fragile dont on se prend très vite d'affection et que l'on aime encore plus au fur et à mesure que ses silences se changent en libérations. Qu'elle ose se dévoiler. Car Kanae parle d'ordinaire peu, laissant défiler de nombreuses pages sans dialogue, au calme inquiétant.
Ce comportement renfermé trouve ses propres explications lorsque l'on en découvre plus sur elle et que le manga à la douceur du quotidien verse dans le dramatique.

En bref, un manga à la tendresse étonnante qui nous questionne sur les rapports que l'on entretient avec les autres (le connais-je vraiment ? Me connait-il vraiment ?) tout en installant une histoire de plus en plus profonde. Malgré le fait que je ne m'en souvienne pas assez pour vous en faire l'éloge correctement, je vous le recommande ! Et un plus pour ceux que les sagas à n'en pas finir de mangas rebutent: Undercurrent est un oneshot. Un tome et vous saurez tout.
------------------------------------------
Undercurrent, de Testuya Toyoda
Collection Made In des Éditions Kana, 301 pages

À très vite, 
Coccinelle

4 commentaires:

  1. J'aimerais bien tenter le coup avec coffee time, j'ai vu que ma bibliothèque l'a (si je m'en souviens au moment où j'y suis, là est tout le problème XD)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour remédier au problème, je me fais une liste dans un carnet que j'emmène avec moi, c'est plus simple x)

      Supprimer
  2. Je ne connaissais pas du tout ce que tu nous présente mais Undercurrent a particulièrement attire mon attention 🙈

    RépondreSupprimer